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La cécité et la malvoyance

Lunettes noires et canne blanche : le profil habituel de l’homme aveugle, de la victime de la cécité plus exactement. Cette maladie prive totalement sa victime de l’utilisation de ses yeux et lui soumet à une vie moins affranchie et parfois même très dépendante. Toutefois, d’autres troubles de la vue peuvent se présenter chez l’homme comme la malvoyance. S’ils sont souvent confondus, ces deux troubles sont pourtant bien différents. Malvoyance et cécité : deux cas à ne pas surtout pas confondre.

Deux défauts visuels proches mais distincts

La malvoyance est tout d’abord une déficience visuelle. Il est à noter dès ici que toute personne ayant des défauts de la vue n’est pas forcément « malvoyante ». Dans la mesure où la vue peut être corrigée et améliorée par des instruments visuels, on ne parle pas de malvoyance. Les personnes qui portent des lunettes ou des lentilles de contact par exemple, ne sont pas malvoyants. La malvoyance se caractérise par la perte de la clarté visuelle, de la vision périphérique, la difficulté à identifier des symboles de différentes tailles ou encore l’incapacité de capter les mouvements...

La cécité par contre est tout simplement une perte totale de la vue. La déficience visuelle est tout ce qu’il y a de commun entre la situation d'un jeune adulte aveugle depuis sa naissance et celle, par exemple, d'une personne âgée, dont la malvoyance s'est installée et évolue depuis peu. Mais il s’agit ici de réalités différentes et faire la distinction entre ces deux termes nous aiderait à mieux comprendre chacune de ces situations.

Approche sociale et problèmes résultants

On constate qu’il y a un net recul de la cécité dans les pays développés mais un accroissement fort du taux de malvoyants. Ceci est dû aux progrès de la médecine (ce qui réduit le nombre de personnes aveugles), et du vieillissement de la population (ce qui accroît le nombre de malvoyants).

Bien entendu, une personne aveugle est plus désavantagée qu’une malvoyante. Ne pas pouvoir reconnaître les visages ou avoir un comme un « trou dans l’œil » est certes un handicap, mais tant que l'ensemble général est encore perçu des yeux, une personne ne peut pas être classifiée comme aveugle. Une personne aveugle a donc besoin plus d’attention et de secours qu’une malvoyante, ce qui ne laisse pas cette dernière dans une situation convenable. Au contraire, si le fait d’être aveugle a toujours donné un message compréhensible et compatissant à l’égard de la société, le cas d’une personne malvoyante a toujours été mal compris et mal mené. Cet individu « qui voit et ne voit pas » se sert-il de son handicap pour bénéficier de secours supplémentaires et tirer profit de son infirmité ou peut-il toujours mener une vie plus au moins autonome, juste en suivant des traitements adaptés ?

Il est important de noter au final, qu’une malvoyance mal traitée, comme pour le cas de la cataracte et le glaucome, peut mener à une cécité définitive.